Transportable..Art Nomade


Marie-Françoise Lequoy

« Voile cinétique et sémantique » création de Marie-Françoise Lequoy pour l’événement « œuvre transportable » organisé par « tadlachance »

A travers un couvre-chef prolongé devant les yeux par deux voiles superposés, le spectateur-porteur-d’art est invité à concrétiser les deux expressions suivantes:

« Se voiler la face » : c’est s’isoler de la réalité, refuser de voir ce qui se dessine derrière le voile, et/ou vouloir ne pas être reconnu (masque de carnaval venitien, voile de la mariée, de la belle mère, tenue de l’apiculteur, etc…)

« Voir à travers le voile » : c’est rendre un environnement visuel flou, brouillé, terne, estompé, c’est déformer la « réalité » (cataracte, résille d’une tenue de deuil, coquetterie féminine, etc …)

De plus, il fera une double expérience perceptive

– cinétique : il se meut et fait se mouvoir les trames, d’où l’apparition de moirages, nés de superpositions aléatoires des trames.

– chromatique : il découvre qu’une lumière rouge additionnée à une lumière verte donne une tendance jaune orangé, un blanc sur un noir donne un blanc, etc… un noir sur un blanc reste transparent, etc..

Et il prendra peut-être conscience de l’impermanence du monde…*

Voile nylon blanc sur voile nylon noir, 100x100cm, diagonale noire de 20cm, chapeau, 2017
Une diagonale rouge sur une diagonale verte, 2x120x25, chapeau, 2017

Question : la réalité des choses, c’est quoi ???


Reprenant le module (carré traversé par une diagonale, tendance art systématique) qui sous-tend tout mon œuvre depuis l’origine, utilisant le matériau flottant (tendance support-surface des années 80), à savoir les trames des voilages et leurs effets moirés (tendance art cinétique), j’ai créé pour l’exposition « transportable » un environnement visuel portable intitulé « Voile cinétique», sous le filtre duquel le spectateur-porteur d’art percevra différemment le monde extérieur .

MFLP

La métaphore du voile ou le voile métaphorique :
« Un homme a un voile devants les yeux quand l’amour, la haine ou quelque autre passion l’empêche de voir les choses comme elles sont. »*
C’est l’une des définitions du Dictionnaire de l ‘Académie française de 1798